Des économies dérisoires, sordides

La définition officielle donnée pour « bout de chandelle » est « Menus morceaux de chandelles subsistant une fois qu'elles ont fini de servir ».

Si on se réfère à l'expression « le jeu n'en vaut pas la chandelle », on se rappelle qu'il fut un temps où les chandelles qui éclairaient les endroits sombres avaient une valeur certaine.

C'est pourquoi, dans les maisons bourgeoises, le personnel de maison avait l'habitude de rassembler les restes des chandelles, le suif non brûlé, et de les revendre à un cirier pour qu'il en refasse de nouvelles.

Vu par les riches, cette récupération semblait mesquine, ridicule et l'économie correspondante insignifiante, ce qui suffit à expliquer le sens de l'expression, mais aussi à comprendre pourquoi elle comporte la plupart du temps une connotation de mesquinerie.

A l'époque où la télévision n'existait pas, les longues soirées d'hivers étaient une occasion pour jouer aux cartes ou aux dés.

Les joueurs misaient de petites sommes.

La chance faisait parfois défaut et les gains rapportés ne suffisaient pas toujours à rembourser la chandelle qui avait éclairé la partie.