La plus grosse part.
Cela fait bien longtemps que le lion, vu comme le roi des animaux, le plus puissant et féroce, est considéré comme étant en droit de s'attribuer la plus grosse part d'un festin lors d'un partage (forcément peu équitable).
Sans remonter jusqu'à l'aube de l'humanité, il suffit de s'arrêter chez Jean de la Fontaine et son « la génisse, la chèvre, et la brebis, en société avec le lion » dans lequel ces quatre animaux, après avoir décidé de se partager à égalité « le gain et le dommage », capturent un cerf que le lion partage effectivement en quatre part ; mais juste après, ayant pris la première part, il dit :
« Elle doit être à moi, dit-il ; et la raison,
C'est que je m'appelle Lion :
A cela l'on n'a rien à dire.
La seconde, par droit, me doit échoir encor :
Ce droit, vous le savez, c'est le droit du plus fort
Comme le plus vaillant, je prétends la troisième.
Si quelqu'une de vous touche à la quatrième,
Je l'étranglerai tout d'abord. »