Se fâcher, s'énerver brusquement, souvent pour une raison futile.
Le mot « mouche » provient du latin « musca ».
Au sens propre, « prendre la mouche » suppose une grande vitesse et une grande agilité, tant cet insecte de l'ordre des diptères est rapide à repérer la présence menaçante d'une tapette ou d'un tout autre objet destiné à l'écraser.
En effet, la mouche possède deux yeux dits « composés » formés par la juxtaposition de plusieurs centaines d'yeux simples qui lui donnent une vision large et exceptionnelle et lui permettent d'anticiper nos gestes insecticides !
C'est que les humains n'aiment guère les mouches, agaçantes, porteuses de virus ou de terribles maladies parasitaires comme la maladie du sommeil, et ils ne sont pas les seuls.
Ainsi, ses piqûres ou ses bourdonnements incessants provoquent chez les vaches et les chevaux des irritations et des fureurs qui peuvent paraître énigmatiques si l'on n'a pas repéré les insectes responsables.
D'où l'expression « prendre la mouche » qui exprime un étonnement devant une personne qui se fâche brutalement, sans raison apparente ou pour un motif qui paraît dérisoire.
On dira aussi pour manifester sa surprise « quelle mouche l'a piqué ? ».