Proposer de faire l'amour (à une femme)

De l’italien « botta » (coup), appartient au vocabulaire de l’escrime.

Cette « botte » -là, qui date du 18e siècle, serait donc une image comparant le duelliste qui, doté de son « épée » magique, embroche sa partenaire.

C’est bien d'escrime dont on parle, lorsque celui qui, utilisant « une botte sortie de derrière les fagots » pourfend son adversaire.

Mais on trouve aussi dans l'expression l'image de l'action rapide de la botte d'escrime mise en parallèle avec la proposition de fornication faite brutalement, sans travaux préalables d'approche et de séduction.

Offrir sans détour à une femme de faire l’amour (l’expression ne s’utilise que pour un homme). Autrement dit, lui enjoindre de passer à l’action sans perdre de temps en préliminaires et palabres. Car le godelureau qui propose la botte à une demoiselle ne se range pas dans la catégorie de ceux qui commencent par conter fleurette.

La formule fait référence à la botte pratiquée dans les combats à l’arme blanche (épée, sabre) : attaque vigoureuse, rapide et surprenante qui fait le plus souvent mouche.

On dit aussi que la botte désigne l’Italie, pays dont la cartographie évoque une représentation phallique. Par ailleurs, on a parlé aussi du vice italien ou de la botte florentine : pratique pédérastie, sodomie. Toutes ces allusions sont à rapprocher de notre expression.