Durant la république, à Rome, des bouffons colorés étaient chargés de ranimer les armées romaines découragées par la peste.
Leur costume aux couleurs vives, le « centunculus », était un habit constitué d'une centaine de pièces cousues ensemble.
Le personnage « Hannequino » arborait un visage barbouillé de noir de fumée, qui contrastait avec les bigarrures du costume.
Il était la représentation des vices : fanfaron, paresseux, goinfre, peureux et crédule, toujours en quête de tours pendables.
Au 16e siècle, la « commedia dell’arte » s'empara du personnage, et par glissement phonétique « Hannequino » devint « Arlequino », francisé en « Arlequin ».
Pour l'associer étroitement au carnaval italien, on donna encore au costume bigarré une autre origine : une mère de famille, trop pauvre pour faire le traditionnel déguisement de carnaval pour son fils, quémanda de porte en porte, emmagasina tous les morceaux de tissu que lui donnait l'une ou l’autre voisine.
Mais comme elle en recueillit trop peu pour faire un costume de couleur unie, elle eut alors l'idée de découper les tissus multicolores et de les assembler, créant ainsi le célèbre costume.