Fils d’un notaire nîmois peu fortuné, Jean Nicot de Villemain, né vers 1530, devint diplomate et ambassadeur de François II au Portugal.

Là, un marchand flamand lui fit connaître la graine de pétun alors inconnue en Europe et qui allait devenir le tabac.

Vers 1560, Jean Nicot envoya de cette semence à la reine Catherine de Médicis et présenta la plante lors de son retour en France.

Le pétun ou tobaco fut réduit en poudre et l’on vit la reine s’en servir, en la prisant, pour combattre ses migraines : on l’appela « l’herbe à la reine ou médicée » et la mode fit le reste.

Puis Jean Nicot donna son nom au pétun, le présentant comme étant la nicotiane et en vanta les propriétés thérapeutiques.

Si le mot « nicotiane » fit florès à partir de 1570, celui de nicotine fut créé en 1818, pour qualifier l’alcaloïde du tabac. Dire que tous ces termes auraient pu avoir une autre histoire ! Car c’est le cordelier André Thévet, un cosmographe, qui aurait rapporté le premier le tabac du Brésil, en 1556… quatre ans avant Nicot !