Il est issu de l'adjectif latin « natalis » signifiant (de naissance).

Malgré la croyance populaire, Jésus n'est pas né le 25 décembre.

Cette date fut choisie comme un symbole puisqu'elle marque à peu de jours près le solstice d'hiver (après le 25, les jours rallongent).

Placer la naissance du « Sauveur » à ce moment-là était une manière de souligner que le Christ arrive au cœur de la plus longue nuit, afin de chasser les ténèbres.

Charlemagne fit de Noël une fête pour les enfants.

Alors qu’on peine à connaître avec précision L’ANNÉE de naissance de Jésus-Christ (le pape Benoît 16 en personne a admis que Jésus était né 6 ou 7 ans avant Jésus-Christ…), alors qu’on peine à connaître le LIEU de naissance de Jésus, comment peut-on connaître avec précision le JOUR de sa naissance ?

Rassurez-vous, nous ne la connaissons pas. Mais alors, pas du tout !

Pourquoi on fête Noël le 25 décembre

En premier lieu, rappelons-nous que la célébration de la naissance de Jésus est une pratique très tardive qui n’apparaît que vers l’an 300.

Avant cette date, les Chrétiens considèrent qu’il y a des choses bien plus importantes à fêter que la naissance d’un bébé, fût-il fils de Dieu. À cette même époque, justement, se propage dans l’Empire romain un culte païen qui inquiète beaucoup l’Église : le Dieu Mithra, divinité indienne apparue vers 1500 ans avant Jésus-Christ, jouit d’un regain d’intérêt et est vénéré partout dans le bassin méditerranéen. À tel point que l’empereur Aurélien envisage d’en faire le dieu officiel de l’Empire (et on imagine d’ici à quel point Jupiter et sa clique devaient fulminer en entendant pareille ineptie… !) En 274, il officialise donc cette religion et érige même à Rome un splendide temple dédié à Mithra.

Il faut voir dans cette décision d’Aurélien un calcul politique. Officialiser le culte de Mithra revient à apaiser l’Empire (notamment les peuples fédérés) en proie à de nombreuses révoltes…

Chaque année, donc, Aurélien fait célébrer la naissance du Dieu-Soleil par des jeux somptueux. Et devinez un peu le jour de cet anniversaire ? Je vous le donne en mille : le 25 décembre ! (Nous y voilà)

Le choix du 25 décembre provient d’ailleurs du calcul du solstice d’hiver dans le nouveau calendrier julien, on sait aujourd’hui que cette date est erronée…

La communauté chrétienne prend peur devant l’ampleur du phénomène Mithra. Pour tenter de contrer l’influence croissante de cette divinité païenne, les autorités religieuses décident d’instaurer une toute nouvelle fête : celle de la naissance de Jésus. Pas besoin de vous faire un dessin, la date du 25 décembre est choisie pour faire un peu d’ombre au soleil (ah, ah). Et le lobby chrétien parvient finalement à ses fins : le christianisme, appuyé par l’Empereur Constantin, gagne petit à petit du terrain sur le mithraïsme qui tombe bientôt dans l’oubli…

Les crèches :

Une ménagerie étonnante.

Quant au bœuf et à l’âne qui décorent régulièrement les crèches de Noël, vous aurez beau fouiller de fond en comble la Bible, vous n’en trouverez mention nulle part… Ces éléments ont été rajoutés tardivement (apparemment, par François d’Assise en 1223) sur la base d’un verset du prophète Esaïe :

« Un bœuf reconnaît son propriétaire et un âne la mangeoire de son maître. Par contre, mon peuple ne me reconnaît pas. »

D’ailleurs, le Concile de Trente, en 1563, interdit les représentations du bœuf et de l’âne! Face à un protestantisme grandissant, on est alors désireux de manifester plus de rigueur dans l’expression de la foi chrétienne… et on supprime donc certaines croyances fondées sur les seuls évangiles apocryphes. Cette recommandation fut relativement bien suivie jusqu’au milieu du 17e siècle. Impossible donc de voir des bœufs ou des ânes chez Velasquez, Vignon ou Rubens, par exemple !

Pour vous en convaincre… regardez « L’adoration des Mages par Rubens, 1629 », « Adoración de los Reyes par Velasquez, 1619, « L’adoration des Mages par Claude Vignon, 1625 ».

Puis les esprits s’assouplissent et le bœuf et l’âne réapparaissent petit à petit… regardez « L’adoration des Bergers, Charles Le Brun, 1689 ».

Quant à la neige que l’on voit parfois sur certaines crèches… no comment…

Avez-vous souvent vu de la neige du côté de Jérusalem ?

Bon, OK, ça arrive de temps en temps) (mais que le petit Jésus soit né sous la neige serait quand même très étonnant).

Conclusion :

Que ce nouvel éclairage sur la tradition ne vous empêche pas de fêter Noël comme il se doit le 25 décembre prochain… Mais j’espère que vous aurez une petite pensée émue pour Mithra au cas où un rayon de soleil vienne subrepticement éclairer cette sainte journée. Après tout, c’est SA naissance que vous célébrez !

A l'époque romaine, on pratiquait le culte païen de « Sol ìnvictus » (Soleil invaincu) et l'empereur Aurélien inaugura le temple de « Sol invictus » pour imposer l'unité au peuple.

Constantin, pour sa part, eut l'idée ingénieuse de marier la fête chrétienne (25 décembre, naissance du Christ) à la célébration païenne du « Sol invictus » et réussit grâce a ce subtil jumelage à hisser le christianisme au rang de religion d'État.

Le bon peuple, la nuit qui précédait Noël, veillait en prière à l'église pour racheter ses fautes, faire pénitence.

Au retour de l'église, le temps de la pénitence passé, on pouvait faire fête et ainsi on étalait jambons, saucisses, boudins sur la table, que l'on partageait en famille….. « Le réveillon ».

A noter :

Autrefois, les sapins de Noël étaient décorés avec des fruits de saison, notamment des pommes. La récolte de l'année 1858 fut très mauvaise et au vu de la pénurie, un verrier aurait eu l'idée de remplacer les pommes par des boules en verre soufflé. Devant le succès de ces boules de Noël, la tradition s'est installée.

A noter :

Comme elle était une fête catholique célébrant un juif, Hitler et ses idéologues nazis tentèrent de remplacer Noël par une autre fête païenne, issue du folklore viking : le Yule ou solstice d'hiver. La bûche était remplacée par des gâteaux en forme de croix gammée, les chants de Noël modifiés pour ne plus avoir de référence à Jésus, et l'étoile du sapin retirée.