Faire sentir son pouvoir à quelqu'un. Faire longtemps attendre quelqu'un et ne lui procurer qu'une petite quantité de ce qu'il attend.

L’honneur d’être parrain d’un enfant, s’accompagne traditionnellement de celui d’offrir des dragées à la ronde à l’issue de la cérémonie du baptême. L’heureux parrain, à la sortie de l’église, du haut des marches, lançait à la volée des poignées de dragées (bleues pour un nouveau-né garçon et roses pour les filles).

Tenir la dragée haute, c’est faire attendre longtemps, accorder parcimonieusement, faire désirer, tenir hors de portée.

Mais quel est le rapport entre « dragée » et « haute » ?

S'agit-il du biscuit, ou du morceau de sucre qu'on laisse espérer au chien contraint de demeurer en équilibre sur les pattes de derrière ?

A un chien... ou à un cheval ?

Car, selon certains, il ne s'agit pas d'une confiserie, mais d'une botte de fourrage vert, la « dragie », devenue « dragée », généralement composée de froment ou de sarrasin en herbe. Ce serait donc, peut-être, une friandise qu'on propose à une bonne hauteur dans le râtelier pour limiter sa gloutonnerie.

Un genre d'exercice de dressage, en quelque sorte.