Au commencement, il y eut la pâte, qui conduisit au mot « pâté », pâtisserie enveloppant un hachis de viande, de volaille ou de poisson. Puis, le terme passa à la charcuterie proprement dite, avec ou sans pâte.
Au 13e siècle, le pâtissier était donc « l'homme des pâtés » , ces derniers étant des mélanges de toutes sortes d'ingrédients, comme l'exprime le latin « pasticium », d'où découle « pastiche » (de l'italien pasticcio), signifiant pâté, mélange, embrouille... bref, un vrai pastis !
De ces pâtés, on est passé aux pâtisseries sucrées comportant éventuellement fruits, crèmes, parfums (millefeuille, saint-honoré, paris-brest, forêt-noire, meringue, baba, religieuse, éclair, etc.) réalisées par les pâtissiers d'aujourd'hui.
Pâtisseries, gloire de certaines époques. Talleyrand disait :
« A la fin d'un bon repas, la pâtisserie est comme le bouquet d'un feu d'artifice.»
Et Anatole France d'ajouter:
« Les beaux-arts sont au nombre de cinq : la peinture, la sculpture, la poésie, la musique, l'architecture, laquelle a pour branche principale, la pâtisserie »
Un art difficile si l’on en juge par l'anecdote suivante:
Une dame avait donné à un mendiant un gros morceau de gâteau qu'elle avait fait. Le lendemain, il revient pour demander à nouveau la charité.
« Comment ? lui dit-elle. Vous avez oublié le gâteau que je vous ai donné hier ? »
« Oh non ! Madame, répond le mendiant. Non seulement je n'ai pas oublié, mais je vous ai pardonné »