Contre son gré, à regret, à contre cœur, malgré soi.
Du latin « corpus » (corps)
Cette expression, qui date de 1613, existait d'abord sous la forme « en son corps défendant » et avec la signification « en se défendant contre une attaque », sens qui semble plutôt logique, le corps devant être vu comme l'individu, la personne , et pas seulement comme l'enveloppe physique , opposée à l'âme.
Le sens qui est celui d'aujourd'hui, vient du sous-entendu que, si la personne qui s'est défendue a dû faire du mal à autrui, c'est contre son gré, en riposte, uniquement parce que c'était le seul moyen pour elle de se protéger.
La définition que donne la première édition du dictionnaire de l'Académie Française en 1694 ne laisse d'ailleurs aucun doute puisqu'elle dit : « un homme a fait quelque chose en son corps défendant, pour dire, qu'il l'a faite contre son gré pour éviter un plus grand mal ».
C'est cette connotation de l'action faite à contre cœur qui, au figuré, a donné la signification actuelle.