Être cocu.
A l'origine, il y a « cornart » qui, au 13e siècle, veut dire « imbécile » puis « escorner » qui, au 15e siècle, veut dire « ridiculiser ».
A cette époque et pendant encore longtemps, une manière très courue d'humilier, de ridiculiser quelqu'un était de le faire cocu et de le faire savoir (Edmond Rostand utilise le verbe « ridicoculiser »).
La « corne » (qu'on entend dans les deux mots cités précédemment), c'était à la fois le sexe de l'homme et l'attribut qui désignait un homme ou une femme trompée.
« Planter des cornes » a une connotation sexuelle évidente.
Être cocu est l'une des situations les plus humiliantes et ridicule qui soit pour un mâle classique. Il est féminisé par sa propre femme, et pis encore par l'amant de celle-ci. Les cornes qu’on prête au cocu symbolisent sa propre situation de passivité sexuelle dans l'assaut de son heureux rival.
L’association d’idées « cornes » et homme trompé était en circulation dès l’Antiquité puisqu’on lit dans « Clef des songes » d’Éphèse, « rêver de cornes est un fâcheux présage pour un mari ».